Vous êtes sur la version Française : Modifier? :

Électrophysiologie Visuelle

Le VisioSystem® est adapté à l’électrophysiologie visuelle

pour l’exploration visuelle humaine chez l’adulte et l’enfant

Il répond aux recommandations des standards édictés par l' International society for clinical electrophysiology of vision (ISCEV) 

Tests cliniques enregistrables chez l’humain

Les ERGs : trois tests de la neurorétine

Les ERGs  permettent le recueil en périphérie des  réponses à des stimulations lumineuses brèves, d’un ensemble de cellules rétiniennes réparties :

ERG flash.

Ondes caractéristiques de l'ERG Flash

L’ERG flash permet de dissocier les réponses du système scotopique (dit aussi système des bâtonnets), de celles du système photopique (dit aussi système des cônes) ou de les associer.
Ces réponses sont issues des photorécepteurs (bâtonnets et/ou cônes) et des cellules qui leur font synapse (cellules bipolaires), donc réponses issues des deux premiers étages rétiniens.
Il met ainsi en évidence des atteintes dissociées ou conjointes de l’un et/ou l’autre des systèmes de photorécepteurs.

Il est enregistrable chez tous les sujets, en toutes circonstances.

L'ERG Multifocal

Cartographie 3D d'un ERG Multifocal

L'ERG Multifocal est issu des réponses provenant uniquement du système photopique et des deux premiers étages rétiniens sur environ 50° centraux.
Il permet d’objectiver des zones localisées de déficits fonctionnels (dysfonctionnements localisés relatifs ou absolus).

Cet examen demande un degré certain d’attention ; il est praticable à partir de l’âge de 12 ans environ.

Principe du recueil d'un ERG Multifocal

ERG pattern

L'ERG pattern est issu des réponses provenant uniquement du système photopique des trois étages rétiniens sur la zone maculaire (environ 15° centraux).
Il permet de tester dans cette zone maculaire, les deux premiers étages rétiniens (cônes et leurs cellules bipolaires) ainsi que le fonctionnement des corps des cellules ganglionnaires qui leur font synapse (3° étage rétinien) et dont les axones forment les nerfs optiques.

Pour cet examen le sujet doit porter sa correction optique (s’il en a une). Il est praticable à partir de l’âge de 5 à 6 ans.

L'électro-oculogramme sensoriel (EOG)

L'électro-oculogramme (EOG) sensoriel est le reflet du fonctionnement de toute la surface de l'épithélium pigmentaire.
Ce fonctionnement est mis en évidence de façon indirecte par l’enregistrement des variations lentes du potentiel de l'épithélium pigmentaire lorsque le sujet -préalablement adapté à un environnement lumineux stable- est plongé durant environ 15 mn dans l’obscurité, puis passe dans un environnement lumineux calibré durant environ 15 mn.
Il nécessite la participation volontaire du sujet qui doit mobiliser régulièrement ses globes oculaires.

Cet examen s’adresse donc à des sujets capables d’en comprendre et/ou d’en effectuer les consignes.

Exemple de tracés : EOG sensoriel

Electro-Oculogramme (EOG)

Les potentiels évoqués visuels (PEV)

Les potentiels évoqués visuels corticaux sont le reflet indirect de la propagation des signaux issus uniquement du système des cônes situés en zones maculaires (10° centraux), amplifiés et propagés le long de l’ensemble des voies visuelles jusqu’aux aires visuelles primaires situées en zone occipitale.
Ils sont évoqués :

Ils permettent d’apprécier :

Les PEV flash, damier, sweep  ne sont pas équivalents ; ils apportent des informations complémentaires.

Exemple de tracés : PEV Pattern (ou Damier)

Ondes caractéristiques de l'ERG Pattern (Damier)

 

Exemple de tracés : PEV Flash

Ondes caractéristiques des pev flash

Stimulations

Elles doivent comporter des variations brèves :

Ils sont mis en œuvre pour l’ERG flash (avec ses 5 séquences) et les PEV flash (basses fréquences).

Fonds adaptants

Ces stimulations sont délivrées dans une ambiance

Ils sont indispensables pour sélectionner les réponses de l’un ou l’autre des systèmes rétiniens.

Sélectionner le fonctionnement d’une partie du système visuel

Selon les fonds adaptants sur lesquels sont délivrées les stimulations, le niveau lumineux de la stimulation, sa fréquence temporelle de répétition (flash), sa fréquence d’alternance (pour les structures), la taille des cases des damiers ou l’apparition aléatoire des hexagones (pour l’ERG multifocal), les réponses obtenues sont spécifiques de l’une ou l’autre partie du système visuel.
En effet, chaque stimulation et conditions de stimulation sont choisies en suivant la physiologie du système visuel pour sélectionner les réponses de groupes, de surfaces, ou de zones dont on cherche à tester le fonctionnement.  

Recueil du signal

L’électrophysiologie visuelle correspond au recueil de différences de potentiels, effectué entre une ou deux électrodes actives qu’il convient de placer au plus près des sources génératrices et une électrode de référence, associées à une électrode « de terre » (ou masse).

Électrodes actives

Pour les ERG, les électrodes actives sont posées sur :

Pour les PEV, deux électrodes actives sont posées en zone occipitale droite et gauche de part et d’autre de la ligne médiane : électrodes collées ou électrodes à électro-encéphalogrammes.

Électrodes de référence

Pour tous ces recueils, l’électrode de la référence est posée au front ou aux oreilles. 

Traitement du signal

L’amplitude des signaux est très faible ; ils sont souvent « noyés » dans un bruit de fond important.
Les réponses évoquées selon les conditions d’ambiance, de stimulations, de répétition de la stimulation sont traitées par le Visiosystem de façon appropriée pour aboutir à un signal électrophysiologique interprétable selon ce qui est choisi ERGs, EOG, PEVs…

Les « indispensables » pour commencer, se former et aller plus loin…

Les fondamentaux de l’électrophysiologie visuelle humaine et animale et applications cliniques